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Célébrons l’inconnu !

On a quitté les montagnes..!

On est heureuses de vous annoncer qu’un livre est à paraître pour raconter cette expérience immersive de trois mois dans le Parc Naturel des Pyrénées Catalanes. En attendant, n’hésitez pas à retrouver nos aventures ici, en déroulant le blog.

Des vidéos qui retranscrivent quelques atmosphères, sons et images sont à venir.

La création sonore de Pyrénées, par Maud

Déjà, le premier mois de résidence ici.

Le troisième mois de résidence en ligne !

Jessica Visage et ses microscopes / artiste invitée pour le dernier moment de la résidence, Jessica s’inspire du macrocosme et du microscopique; ici, une mousse de la forêt de la Matte.

Extrait de l’article écrit par Françoise Jaussoin suite au concert à la chapelle de Villeneuve

Concert de voix expérimentales

« La chapelle a eu le grand plaisir d’accueillir un concert hors culture classique, animé par deux artistes engagées dans une démarche d’expérience de la voix.

En proposant un moment de chant diphonique à un public local et touristique, Maud et Tisa ont produit des « voix » différentes en fonction des organes sollicités : tête, bouche, gorge, poitrine, ventre. Les sonorités ainsi créées allaient du bourdon grave aux harmoniques aigües, les interprètes demeuraient attentives à leur évolution vocale respective. Une demi-heure de chant pour aboutir à une invitation lancée par Tisa aux auditeurs : « Voulez-vous chanter avec nous ? Je propose que vous sentiez la note qui vous vient naturellement ». Une voix d’homme a résonné sous la voûte, une vibration mélodieuse accompagnée par des voix féminines. »


POESIE + DESSIN PUBLIQUE SAISON HIVER/ MARCHE DE FORMIGUERES

NOUVEAU CHAPITRE : CAPCIR !

Nous voilà fraîchement arrivées dans le Capcir, à Formiguères en compagnie de Tisa, amie et collaboratrice de Slovénie. On habite quelques vitrines de commerçants du village. Un concert se prépare dans la chapelle de Villeneuve Formiguères…

Atelier d’herbier poétique au Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes

Lundi matin, l’air est frais, et le vert des montagnes commence a montrer des taches fauves, feu, roussi. L’automne est bien installé, soleil franc, ciel bleu tranchant, vent calme. A la maison du PNR (Parc Naturel Régional), après le café-projet, c’est le moment de notre intervention. Au programme : lecture du texte fleuve « Nature Temple », jeu de dessins pour s’échauffer, et enfin, l’herbier poétique. 
Chaque participant.e choisi une plante, et c’est parti pour composer un texte en plusieurs étapes, les mêmes étapes que la croissance d’une plante. Graine : quelques mots. Germination : les mots deviennent phrase, des vers. Développement : les phrases deviennes des strophes. Fleur : on embellit tout ça. Fruit : on déguste les textes en les lisant pour le reste du groupe. 
C’est intéressant de découvrir la plume de chacun, entrevoir son rapport à la nature, aux détails, les souvenirs liés aux ballades, l’enfance, la terre. 
Un bon moment de rires et de poésie au sein une belle équipe. Enthousiasme et diversité des personnalités, d’origines et de fonctions, à l’image d’un biome. 

Nature-Temple, recherche d’Alice d’après les montagnes foisonnantes d’ici

La veillée poétique à Evol, photos de Thomas Buckenmeyer

Octobre

Mercredi 6 : performance dans une gare à l’arrêt : Thuès les bains. Recherche sur le train jaune.
Performance/experimentation de textes lus, dessins au sol et danse. Filmée par Morgane Lincy.

Jeudi 7 : VEILLEE POETIQUE.
Déambulation à Evol pour présenter notre travail, performance et moment convivial. Début à 18h30, devant le cabinet littéraire (mairie) de Evol

Vendredi 8 : création personnelle : frise de la « Tendresse des montagnes » en linogravure pour Alitché et le texte fleuve « Nature temple » par Alice

Samedi 9 : poésie publique au marché de Vernet les bains (tous les samedi)

Dimanche 10 : poésie publique au vide grenier de Fillols

Lundi 11 : animation avec l’équipe du PNR.

Travail de collectage d’anecdotes à Mont Louis pour les 340 ans de la cité.

Mardi 12 : suite et fin du collectage à Mont Louis

Mercredi 13 : atelier au Centre de Loisirs de Ria en partenariat avec AICO autour du recyclage et des montagnes.


Alitché prépare des merveilles…

Week end d’octobre ponctué de poésie publique en trio! Marché de Vernet les Bains et fête du champignon à Villefranche de Conflent

Expériences graphiques & Nature-temple

village de love (evol) temps de créations

c’est beau. on écrit, photo et lino graphie, danse. en vue de partager nos créations lors d’une veillée au village jeudi sept octobre. maud n’a jamais eu accès à un studio de danse aussi royaliste qu’ici, dans l’enceinte du château d’Evol

Nouvelle page de résidence, nous voilà arrivées dans le Conflent avec Alitché à nos côtés

TECHNIQUES ET INSPIRATIONS.

Fanzine : Un fanzine (contraction de l’expression anglaise «fanatic magazine») est une publication, imprimée, institutionnellement indépendante, créée et réalisée par des amateurs.ices passionné.e.s. Ce type de publications a vu le jour dans les années 1970, avec la démocratisation de la photocopieuse. Le mouvement punk les a utilisées pour relayer la culture underground et contestataire en alliant illustrations de (dessins, collages, comix) et informative (textes subversifs ou anthologies musicales). Ce support photocopié, de faible diffusion, n’est soumis à aucun impératif de vente ni de droits d’auteurs. Aujourd’hui le fanzine est une contre-culture en soi, en tant que vecteur de l’expression libre et expérimentale. Ces publications se déclinent en de nombreux genres, et sous de nombreux formats, elles ont la particularité de rendre accessible à tous.tes l’auto-édition et de renouveler notre regard sur la lecture, l’écriture et la création artistique en général.

Machine à écrire : la machine à écrire est plus qu’un ancêtre, plus qu’un simple moyen de typographier des mots sur des pages. C’est un rythme, c’est un filtre à idées, c’est une interface de confidences.
Et un instrument d’expérimentation de calligrammes.
Je ferai la poésie publique et à la demande sur les marchés.

Linogravure : technique populaire, la linogravure est une technique d’incision sur du linoléum. Comme la fabrication artisanale d’un tampon géant en somme.

INSPIRATIONS POUR LA RÉSIDENCE:
Ateliers de création : créer avec les habitants des cartes postales, moyen simple d’aborder des questions liées au territoire.
Cartes postales de collage, de poèmes, d’aquarelles, de feuilles, de montagnes, cousues…
Edition d’un zine sur l’expérience de résidence : décrire le quotidien, les rencontres, les découvertes, les apprentissages.
Edition d’un zine sur la performance et immersion du train jaune… plus d’informations à venir, patience…
Expérimentation de tableaux mêlant linogravures et calligrammes sur le paysage sensible.

Valcebollère

Refuge. Trouver refuge. Installer dans son souhait de cycles toutes ces saisons. Une à une, enchevêtrées puis distinctes. Peu à peu. La vie qui, cadence en main, dessine sa course belle et lente dans le présent. La nature te fait un présent de bonne chère à goûter dans la spontanéité de son don. Pertinence de ces offrandes gorgées de ce dont tu as besoin. Désormais ce calme qui arrive à pas sourds. L’automne. Déclin apaisant des passions ardentes de l’été. Calme-toi. 

Ces montagnes te disent Calme-toi et te revoilà dans l’instant donné. Tu ramasses encore les dernières tomates innervées de soleil. Bientôt la tramontane prendra le dessus et tout jaunira. Se dorera la parure magistrale de ce temps qui court sans dire son nom. Invention dont nous sommes tous et toutes les prédicateurs : temps des montres, temps-monstre auquel nous plions nos êtres à trop faire à tout va. 

A Valcebollère le temps s’est arrêté. N’y en a-t-il jamais eu, un temps, hormis celui-ci, celui qui s’offre là ? N’y en a-t-il jamais eu, de réels éméchés, des rencontres de rêves et de réalités qui se sont offertes maintenant ? Un moment par un moment, l’automne est là dans l’été, et cette représentation confondue des saisons est façonnée par la rétine de nos yeux. Eux seuls inventent à foison toutes sortes d’ordonnancements fantastiques qui ne trouvent leurs racines en rien de tangible. Jusqu’à être fatigués. 

Exil d’humanité. Tous fruits du hasard. Instant en instant, tous de passage. En formation perpétuelle, chacun, chacune brinqueballée par les coïncidences. Plateau de passage. Une Cerdagne-carrefour, où vont et viennent ceux et celles qui laissent souffler le vent. Par qui il continue le souffler.

Village-refuge. Non loin du granit, cette épopée silencieuse de l’hiver à venir. Contraste saisissant qui se dédouane de la mi- saison. Seule l’eau les habite, ces vallées. Tous ici, toutes, sont d’eau faites et faits tout entier. D’une dévalée, d’un ruisseau, affluent unes et autres. Les uns d’entre les autres – quelques cieux impossibles à appréhender. Aveu d’humilité. Montagnes sacrées. Retraite.  

Rencontre avec la part de soi retirée de la parade sociale. S’offrir le secret des rencontres si parlantes. Muettes. Aux autres, elles ne voudront rien dire de plus. Point de butée dans l’accueil cœur à cœur. Pratiquer la parole comme un silence, glissé entre deux, entre trois tout au plus.  

Pratiquer l’incongrue parole du hasard. Décalage du regard. Inviter quelques secrets de plus à la confidence des montagnes. Surgit ce trésor qu’est l’intime. En toutes saisons, l’intime. Confiance nue. Dévoilement. Garder ce mystère ébréché. 


Atelier reliure avec quelques bénévoles des bibliothèques de Cerdagne

Beaucoup de vieux livres, de belles couvertures et d’écrits qui ne seront plus valorisés. Christelle arrive ce Vendredi avec les mains pleines d’ouvrages passés. Dorures sur la couverture, tranches marbrées, ce sont des merveilles désuètes.
C’est à cœur joie que nous enlevons les pages, toutes appliquées au projet de réaliser des carnets.

Youpi, c’est la rentrée

Cette semaine, on a mis en place un projet de correspondance entre les résident.e.s de l’Ehpad Rose de Montella, à Err et les élèves de CM2 de l’école de Bourg-Madame. Ce sont les personnes âgées qui ont formulé la première lettre, tapée par nos mains sur les machines à écrire. Ils décrivent leurs journées, transmettent aux jeunes des valeurs qui leur sont essentielles, des conseils, leur offrent aussi des dessins. Nous, on fait les abeilles et dès le 1er jour des classes on est allées livrer tout cela aux jeunes et recueillir leurs réponses et dessins sur le vif, et vrouum direction Ehpad où l’écriture se poursuit, animée par des questions posées.

Flattées dans l’Indépendant !

Samedi 28 août, Goûter Créatif, Caldégas

Mardi 24 août, marché des producteurs, Eyne

On l’attendait avec palpitations, une journée comme celle-là
Les machines à écrire ont carburé jusqu’à la fin de ce marché bucolique, le dernier de la saison, sur les coups de 18h.
Heureuses rencontres, tout âges confondus, avides de poésie.
Une marche silencieuse, éloge de la lenteur s’est déroulée autour des stands
de bijoux, tisanes, massages, propolis, vins, crêpes au sarrasin, et patates du coin
« comme si on jouait à arrêter le temps » a murmuré un ptit
l’espace, le fantastique, l’amour évidemment, et surtout une foison de portraits nous ont été commandés
du fromage de chèvre frais, des boucles d’oreilles et surtout beaucoup d’amour et de rires nous ont été offerts
on s’est endormies rassasiées d’échanges

Samedi 21 Août

Aujourd’hui nous posons nos pénates au vide grenier de Bourg-Madame.
Quelques poèmes, quelques portraits, et belles rencontres.

Vendredi 20 août – rencontre avec le Club des Poètes de Bourg Madame


Avec ses trente-cinq ans d’existence, le Club des Poètes nous regarde, plus vieux que nous, et il nous plaît d’histoires et d’intentions communes. C’est un rassemblement initié par l’envie d’écrire, l’envie de se partager ce qu’on écrit et de continuer la route ensemble, encore un peu plus.
Le Club des Poètes ça tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre: chacun lit et l’autre reprend, le Club des Poètes remonte le temps.
En arrivant avec nos quatre machines à écrire, on en fait rire certains, on donne envie à d’autres et nous voilà sur le grill, à écrire un poème en cinq minutes:

« Un mot se lève nu comme une vague en mer »

Autant de paraboles pour exprimer la réjouissance de l’inspiration poétique: nos mots alors habillés de tentatives se dévoilent aux oreilles des anciens et des nouveaux.


Mercredi 18 Août, trois jours après notre arrivée, dans le jardin fantastique du musée de Cerdagne,

on s’est lancées –
avons écrit un texte à quatre mains sur deux machines en un rouleau
fait rejoindre les deux bouts
alice lui a donné voix, maud mouvement
inspirées de ce à quoi on aspire pour les heures jours semaines à suivre

on a ensuite invité le public à semer des graines de pavot
parsemées dans des micro enveloppes
en compagnie d’un fragment du texte

et à faire un voeu
d’ailleurs l’événement s’appelait « Plantons nos souhaits »


Alice et sa fourche fait de la place pour planter.


Maud prépare les enveloppes qui contiendront les graines de pavot, souhaits en germe.

Retrouvez ici l’extrait vidéo de la performance

"Je vais te délivrer ce que tu ne conserveras que dans l’immense oubli.

Ces nuées de terre emportées par le vent de mon souffle : 

elles forment des nuages,
 regarde, 
sens les passer.

A la délicatesse des souches premières et inventives:
 instance de dialogue avec ce voile bleu ondoyant.

Tempérance exhibée de frénésie.

Je vais te vagabonder d’insolubles
 en désirs charnus d’expérience.

Une voyance double
 et éphémère.
Bienvenue à toi dans ce tendre campement 
comblé par le réel.

Qu’elle a été la plus puissante sensation de plaisir que tu aies ressenti ? 

Est-ce que tu t’es déjà épuisé au plaisir de danser ?

A la célébration du corps 
poussé à bout.

Désir de questionner, 
de rencontres, 
et d’agiter le réel 
.... "